L'éloge du temps long
"Quand la tortue continuait d'avancer doucement, mais sans perdre confiance."

Vous avez peut-être vécu cette situation. A un moment donné de votre vie (même plusieurs), vous avez le sentiment d'être arrivé(e) au bout de quelque chose, ou de toucher le fond… Vous vivez un burn out, une énième situation qui traduit des schémas qui se répètent depuis trop longtemps, ou encore avec le sentiment d’une vie professionnelle ou personnelle qui n’avance pas….
C’est alors que nous vient l’énergie de faire le nécessaire pour faire évoluer nos comportements ou déjà essayer d’aller mieux... Un moment où prendre le risque d’explorer de nouveaux comportements semble enfin propice face à l’étroitesse des lieux dans lesquels nous cohabitons avec nos maux.
Vint un temps où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore. Anaïs Nin
Il nous vient alors parfois un besoin assez logique et pourtant paradoxal… Vouloir changer rapidement de situation. Alors même que l’on s’engouffrait plus ou moins subtilement dans des ressentis désagréables au fil des mois, voire des années, ressentis souvent entretenus par des croyances archaïques, arrive une nouvelle croyance, celle de la solution magique. Evoluer en peu de temps. Pas impossible me direz-vous ? En effet, mais dans la majorité des cas ?
Pour certains c'est à ce moment que les conseils de leur entourage commencent à faire écho (avec toutes les limites qu'ils portent, car ils sont souvent prodigués à travers leur prisme). Pour d'autres, c’est aussi le moment où l'on peut ressentir le besoin d'être accompagné(e). Nous pouvons alors nous promener avec notre "patate chaude" pour essayer de la refiler à un coach en pensant qu'il aura la solution magique. Ou parfois encore, le passage bref chez un thérapeute où l’on peut entendre « Je suis allé(e) voir un(e) thérapeute 2 ou 3 fois, mais je trouvais que ça n’avançait pas assez vite… ». 😉
Des situations dans lesquelles les accompagnants prennent le temps d'accueillir ce que vit la personne, puisque chaque chose vient en son temps. Car dans un monde de plus en plus consumériste, mêlé avec une culture du « tout, tout de suite », nos maux restent eux, toujours aussi fidèles. 😉 Il est souvent illusoire de vouloir s’en débarrasser rapidement.
Alors si vous vous donniez comme première permission, celle de vous autorisez de prendre le temps nécessaire pour cheminer. Cet effort du temps long, pour un résultat concret dans la durée.
Prendre le temps des prises de conscience, des ressentis, grâce à des grilles de lecture, des caisses de résonnance (coachs, thérapeutes...) qui vous permettront d’enrichir votre cadre de référence (sans vous enfermer dans des cases).
Prendre le temps de vivre votre quotidien avec ces nouveaux bagages, pour vivre les situations différemment.
Prendre le temps d’incarner dans le temps de nouvelles pensées, émotions et comportements.
Reprendre le pouvoir sur ce qui a émergé en vous et évoluera dans le temps, parce que vous l’avez désiré aussi longtemps que le temps nécessaire à son éclosion…
